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Les antiparasitaires chez nos animaux et leur dangerosité...

Comme tout traitement, un antiparasitaire est susceptible de provoquer des troubles plus ou moins importants chez certains individus… On parle d’insecticides et de vermifuges pour prévenir ou traiter les infestations par des insectes ou des vers, voire éviter les maladies que ces parasites pourraient transmettre.

Nota : Un vermifuge doit être donné à l’animal dès son plus jeune âge, et ce pendant toute la durée de la vie de l'animal. Le vermifuge est choisi en fonction de l’âge et du poids de l’animal pour une efficacité optimale, ainsi que pour éviter les éventuels effets secondaires en cas de dosage trop important. En cas de doute, demandez conseil à votre vétérinaire ou à votre pharmacien.

Tout au long de l'année on traite nos animaux domestiques, contre les parasites "internes" (protozoaires, vers ronds et/ou plats) et "externes" (insectes "Gale" ou acariens). D'autres parasites peuvent infester nos loulous, comme la "Teigne" qui est un champignon, et qui se révèle très contagieux, se transmettant à l'humain. Les symptômes les plus courants d’une infestation aux protozoaires sont de sévères diarrhées, une déshydratation ainsi qu'une perte de poids. Les vers, quant à eux, sont appelés "ténias" lorsqu’il s’agit de vers plats, et "ascaris" pour les vers ronds. Ils parasitent également l’intestin du chat et peuvent provoquer des bouchons ou des occlusions de l’intestin. Avec le retour de l'été, puces, poux & tiques font leur apparition. Et pas d'autre solution alors que de traiter là encore, nos loulous. En général, et le plus souvent c'est en pipettes (Frontline étant le plus souvent utilisé, Advantage, etc.) et en médicaments (comprimés) comme : Milbemax, Panacur, Stronghold, etc.

Toutefois, ces médicaments que l’on peut trouver en vente chez les pharmaciens, les vétérinaires mais également en vente libre dans les grandes surfaces, jardineries, animaleries etc. ne sont pourtant pas anodins.

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail a tenu à faire quelques rappels concernant l'utilisation de produits antiparasitaires externes pour les chats et les chiens. Mal utilisés, ces produits peuvent se révéler très dangereux.

Nota : On ne protège pas un chien comme un chat. A chacun son traitement. Les médicaments pour chien à base de perméthrine sont toxiques pour les chats. Cette intolérance du chat est due au défaut d’une enzyme de détoxification, commune chez les autres mammifères. Il s’agit d’un pyréthrinoïde photostable de première génération (le noms des molécules associées se terminent toutes par –thrine). Ce dernier pourrait souffrir de graves troubles neurologiques (hyperthermie, hypersalivation, pertes d’équilibre, tremblements, convulsions, ataxie, agitation, coma.) également associés parfois à des signes digestifs. En cas d'exposition accidentelle d'un chat à de la perméthrine, il est nécessaire de le laver à l'eau tiède et au savon, ou au liquide vaisselle et de contacter un vétérinaire pour s'assurer que l'animal n'est plus en danger. Les produits antiparasitaires contenant du Fipronil, sont quant à eux toxiques pour les lapins. Si un lapin est entré en contact avec du Fipronil (et même s'il ne présente pas de symptôme), il convient de le laver à l'eau tiède et au savon (ou au liquide vaisselle) et de contacter un vétérinaire.

Pour éviter que les chats ne soient exposés accidentellement au produit, dans les foyers où plusieurs animaux sont présents, il convient de tenir les chiens traités à l’écart des chats, jusqu’à ce que le site d’application du traitement antiparasitaire sur le chien soit sec, et de s’assurer que les chats ne puissent pas lécher le site d’application d’un chien traité.

Trouver les tiques sur votre chien

Le principe d’un vermifuge chimique : une ou deux molécules très actives (pour ne pas dire toxiques). Elles vont exterminer les parasites, et occasionnellement, tout le contenu du système digestif.

Deux conséquences à ce processus :

  • une baisse d’efficacité du médicament ;
  • et une flore intestinale dévastée.

La flore intestinale est un écosystème à l’intérieur du système digestif. Ce sont des milliards de bactéries différentes, qui vivent toutes en parfaite symbiose avec leur hôte - votre chien. Ce sont elles qui permettent à Médor de digérer ses gamelles, et d’assimiler leurs nutriments. Ces bactéries sont aussi à l’origine de 80% de leur système immunitaire.

Le vermifuge chimique, par la haute toxicité des molécules qui le composent, balaye complètement cette flore intestinale.

Première conséquence : le système digestif du chien est complètement déréglé. Le temps que sa flore se reconstruise, il ne pourra plus assimiler les nutriments, et souffrira de diarrhées et vomissements.

Second effet : le système immunitaire du chien est gravement affaibli. C’est la porte ouverte à toutes les maladies particulièrement grave si votre chien est âgé ou affaibli. Abîmer la flore intestinale, signifie une perte de défense contre les parasites qui viennent coloniser l’intestin, et notamment les vers. Solution préconisée par les labos : on vermifuge à nouveau, pour les éradiquer. Encore une fois, c’est un cercle vicieux.

Voici les symptômes subis par un chien infecté :

  • Pelage terne
  • Diarrhée ou constipation, vomissements, ballonnements, douleur abdominale
  • Le chien maigrit, il perd de sa joie de vivre
  • Fièvre, augmentation de la taille des ganglions lymphatiques
  • Les vers peuvent, à terme, affaiblir le chien - jusqu’à sa mort.
  • Selon les vers, les diarrhées peuvent être sanglantes, menant à une anémie. D’autres peuvent provoquer une perforation de la paroi intestinale, provoquant de graves conséquences. Et certains mènent à des problèmes respiratoires (ex. : les larves des ascaris migrent de l’intestin vers les poumons). Lutter contre les vers reste donc primordial.

La flore intestinale, qui constitue un véritable écosystème à l’intérieur même des intestins, est composée de milliards de bactéries diverses qui vivent en symbiose avec leurs hôtes, les chiens et les chats en l’occurrence.

Ces bactéries sont absolument indispensables à la bonne santé de nos chiens et chats. Sans ces bactéries, nos chiens et chats seraient incapables de digérer et d’assimiler les nutriments de leur alimentation. Autant dire que nos chiens et chats ne pourraient pas vivre sans ces bactéries. Ces bactéries sont aussi à l’origine de 80 % du système immunitaire des chiens et chats. Cela veut dire que 80 % des défenses naturelles de votre chien et chat proviennent de ces bactéries.

Plus la flore intestinale de votre chien/chat est en bonne santé, plus son système digestif sera résistant et moins il aura de problèmes de digestion et d’intolérance.

Le problème c’est que malheureusement comme tous les écosystèmes, il peut se dérégler. Le principal dérèglement de la flore intestinale est tout simplement qu’un groupe de mauvaises bactéries, se développe au détriment des bonnes bactéries. Et le dérèglement de cet écosystème n’est pas sans conséquences.

Flore intestinale

Les experts estiment que les répercutions sont les suivantes :

Déréglements de notre écosystème

Les principales causes de dérèglements de la flore intestinale sont la mauvaise alimentation (gluten), mais surtout les vermifuges chimiques et les antibiotiques. Tout simplement parce que ces traitements impactent directement les bactéries, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Par conséquent l’utilisation fréquente des vermifuges chimiques et des antibiotiques entraîne un véritable cercle vicieux : la prise provoque une baisse du système immunitaire, l’organisme se défend moins bien et il est plus susceptible d’avoir une infection ou des parasites. Et alors on redonne des antibiotiques/vermifuges chimiques, etc.

Conclusion : Les vermifuges, les antibiotiques, mais aussi les comprimés anti-puces/tiques contribuent malheureusement au dérèglement, et à la réduction de la flore intestinale. Moins il y a de variété bactérienne dans la flore intestinale, plus les chiens et les chats deviennent sensibles des intestins et plus la digestion est difficile. Plus la flore est atteinte, plus les capacités de digestion de viande des chats et chiens diminuent.

Nota : En réalité, un chaton ou un chiot, hérite de la flore intestinale de sa mère, via un transfert bactériologique pendant le passage par les voies génitales, lors de l’accouchement mais aussi par le lait maternel pendant l’allaitement. Donc si l’écosystème intestinal de la mère est mauvais, il est malheureusement transmis aux bébés. On estime qu’une seule prise de vermifuge chimique, et qu’un seul traitement antibiotique, peuvent entraîner un dérèglement de l’écosystème intestinal jusqu’à 6 mois après la prise de ces derniers.

Vermifuge chimique ou naturel pour chien et chat ?

Effets des vermifuges

Quand un parasite est attaqué par une ou 2 molécules artificielles, celui-ci identifie alors parfaitement son "agresseur".

En revanche, Il n’est pas capable d’identifier les 4 ou 5 molécules actives, qui l’attaquent lorsqu’elles sont mélangées à 40 ou 50 autres.

Il ne peut évidemment pas développer de résistance, contre ce qu’il est incapable d’identifier. Les plantes sont de fait beaucoup plus efficaces que n’importe quelle molécule chimique, artificielle face à l’adaptation des parasites.

Cette étude montre effectivement un impact néfaste de l’ail, avec des doses de 5 gr/kg de poids d’ail par jour pendant 7 jours. Cela veut dire que pour un chien de 25 kg, la dose d’ail donnée lors de cette étude, était de 125 gr par jour pendant 7 jours consécutifs. Au bout des 7 jours, la toxicité de ces doses d’ail énorme, a pu être mesurée via différents marqueurs, mais elle n’a pas provoqué d’anémie hémolytique. Petite parenthèse, nous vous laissons imaginer le résultat si l’ail avait été remplacé par une même dose de vermifuge chimique !

Malheureusement, l’étude n’a pas été faite sur les chats, mais bon nombre de scientifiques et vétérinaires, considèrent que les chats sont entre 2 et 5 fois plus sensibles à l’ail que les chiens. Donc si on prend le pire des cas, avec une sensibilité du chat 5 fois supérieure à celle du chien, on peut en conclure qu’une dose de 1 gr/kg de poids par jour pendant 7 jours consécutifs ne peut pas provoquer d’anémie hémolytique. Et donc un chat de 4 kg, ne pourrait pas développer d’anémie hémolytique avec une dose de 4 gr d’ail par jour pendant une semaine. Par comparaison, chaque comprimé de notre Hygiène intestinale contient 0,015 gr d’ail. Or un demi comprimé (à renouveler 15 jours plus tard) suffit pour traiter un chat allant jusqu’à 6 kg.

Mais c’est faire un mauvais procès aux plantes que de dire qu’elles sont toxiques, quand en réalité cette toxicité est due à un mauvais usage ou à une consommation en très grande quantité.

Un organisme sain sait se défendre seul, et il est de très loin préférable d’utiliser les vertus naturelles des plantes à chaque fois que nous en avons l’opportunité.

Nota : Certains vermifuges chimiques contiennent de l’Ivermectine. Cette molécule reste active encore de nombreux mois, dans les déjections de l’animal traité. Des prairies entières sont contaminées par l’Ivermectine contenue dans les vermifuges de bovins ou de chevaux. On la retrouve ensuite dans l’eau du robinet. L’Ivermectine attaque le gène MDR1 de certaines races de chiens (Colley, Bergers australiens, etc.) et entraîne des mutations génétiques invalidantes. A éviter à tout prix pour certaines races de chiens donc, de même que la fréquentation des prairies contaminées.

Quand vermifuger un chaton ?

Attendre que l’animal présente des symptômes pour le faire vermifuger est une mauvaise idée, car une contamination par des vers parasites passe généralement inaperçue au début. S’il n’est pas vermifugé suffisamment tôt, le petit félin peut tomber malade. Dans ce cas, il peut présenter les manifestations suivantes :

  • Diarrhées,
  • Vomissements,
  • Irritations,
  • Amaigrissement,
  • Toux.

Il faut réagir immédiatement, si dans les excréments du petit félin on aperçoit des particules blanches, de la taille d’un grain de riz par exemple ou des anneaux blanchâtres. Et même en l’absence de tout signe, il faut faire vermifuger le tout jeune chat.

La vermifugation du chaton se passe en plusieurs étapes, à savoir :

  • Première vermifugation à l’âge de 3 semaines,
  • Deuxième vermifugation à 5 semaines,
  • Troisième vermifugation à 7 semaines.
  • Puis une fois toutes les quatre semaines jusqu’à ce que le chaton soit âgé de 6 mois.

Au minimum 4 fois par an ensuite, mais cette question doit être soulevée avec le vétérinaire car la fréquence de la vermifugation du chat de plus de 6 mois dépend de son mode de vie ou encore du fait qu’il est le seul chat du foyer ou non.

Nota : Lors d'infestation de vers il faut penser au cycle de reproduction de ceux-ci. Et refaire un traitement au bout de 15 jours car, si il reste des oeufs, ceux-ci seront éclos au bout de 15 jours. On peut aisément constater par une diarrhée, des vomissements qui ne passent pas, la présence de vers dans les selles, au niveau de l'anus sous forme de grains de riz. Dans les vomissements également. A partir du moment où l'on trouve des vers je pense qu'il vaut mieux refaire 15 jours d'office car ils ont eu le temps de se reproduire.

Je terminerai par quelques produits naturels à base de plantes pour un mieux-être de nos animaux de compagnie :

Le site AMIKINOS propose : "Hygiène intestinale" facile d'administration pour chiens et chats. Il a pour but d’être une alternative aux vermifuges conventionnels, favorisant du même coup une assimilation optimale de l'alimentation.

Le Labo DEMETER propose : "Kitaverm - Vermifuge" Complément phytothérapeutique pour lutter contre les vers et parasites intestinaux chez le chien et le chat, les vers intestinaux, les ankylostomes, les trichures, les ténias, le candida, la giardia.

La nature est guérisseuse. Ici, des recettes et différents remèdes.

Test sur le remède homéopathique : "Tiques & puces" - HOMEOANIMO. Des résultats au bout de quelques jours.

Parce que quelque chose est naturel, cela ne veut pas dire que c'est sans conséquences. Ici une recette antiparasitaires pour chat.

Soigner la teigne du chat - causé par un parasite que l’on suspecte rapidement à la vue de lésions et de croûtes sur sa peau. Il existe différents traitements locaux, pour soigner la teigne chez le chat, dont des remèdes naturels faciles d’accès et d’utilisations.

Le site Internet CHIENS & CHATS NATURELLEMENT vous a concocté une poudre agissant contre les parasites "internes" - FLORALPINA.

Les chevaux également ont leur compte avec la "Dermite estivale" - C'est une réaction allergique provoquée par la salive d'un moustique femelle : Madame "cullicoïde." AJC NATURE vous propose ici plusieurs mesures pour en venir à bout.

Le site CHEVAL ENERGY vous propose ici une alternative intéressante, aux différents produits antiparasitaires chimiques que l’on peut trouver sur le commerce.

Le site HOCAPA quand à lui propose des produits et recettes, vous n’avez plus qu’à décider de quelle manière vous souhaitez vermifuger votre cheval.

La clef d’une bonne vermifugation ne réside pas dans l’emploi du produit seul, mais dans la maîtrise de la chaine. Et le schéma montre bien, où est le premier point d’attaque : la prairie. Aussi, sur le site distrihorse33 vous trouverez le produit "Distri'Vern" aliment complémentaire d'hygiène intestinale pour une gestion naturelle des vers de votre cheval.

Enfin sur le site AJC NATURE vous trouverez toute une gamme de produits naturels qui vous aidera à gérer le parasitisme de votre cheval.

Le site Internet NATUROPAW vous propose un remède à base plantes "Parasite Dr™" pour chiens & chats.

Quand à moi j'utilisais pour Akira ma femelle Maine coon qui ne sortait que sur le balcon, de l'hydrolat de Lavande en utilisation contre les puces que vous trouverez ici. Sinon je lui donnais chaque mois de l'Extrait de Pépins de Pamplemousse à raison de : 1 à 2 gouttes diluées dans un peu d’eau traitement durant 4 jours. Plus d'infos sur l'EPP ici.

Concernant les lapins, poules, canards. Vous trouverez le produit sur le site de la ferme de Beaumont : "SOLUVERT" Composition : Ail, Allium Sativum, Armoise, Artemisia Vulgaris, Tanaisie, Tanacetum Vulgate.

Sources et liens utiles :